lundi 23 janvier 2012

Mat. a déménagé

La chambre tout en haut étant presque finie, nous avons passé quelques soirées de peinture la semaine dernière après la journée de travail, parfois jusqu'à minuit. Eh oui, c'est ça la vie du chantier. Et ce week-end, Matthieu a enfin déménagé de sa chambre du 1er étage pour s'installer là-haut, dans une belle chambre d'une trentaine de m2. Il n'occupe que la moitié de la pièce car nous avons dû y caser également tous les meubles qui restaient à la maison pour libérer le rez-de-chaussée et le 1er étage pour la suite des travaux. Il côtoie donc une baignoire ou un tapis roulé. Mais il a l'air très content. Il a même un coin salon avec un canapé et une belle vue sur le quartier.

Pendant tous ces travaux, il gardait sa chambre en plein milieu du chantier. Dans le bruit strident d'une tronçonneuse, dans la poussière digne du vent du Sahara, il a survécu. Heureusement, il n'était pas très regardant en matière de propreté et il a cette capacité de dormir profondément même dans un bruit fracassant. Il était comme le gardien de la maison en démolition et ensuite en reconstruction.

Je commence à penser aux couleurs des murs. Cela veut dire que les travaux avancent quand même. Le serrurier est en train de préparer les garde-corps des escaliers et du petit balcon. Le plombier et l'électricien passent de temps à autre et continuent à mettre les tuyaux et les fils un peu partout. Le peintre égalise les murs. Geo. a fini les cloisons de la salle d'eau du 1er étage et des WC au rez-de-chaussée. Huit portes intérieures ont été installées. Il a changé la fenêtre de la salle de bain et attaque maintenant l'isolation des deux chambres au 1er étage. Ça avance mais ça n'en finit pas...

vendredi 6 janvier 2012

Les escaliers ont été enlevés

Ça bouge !
Tout à la fin de l'année, le jeune maçon Ca. est parti sur un coup de colère en plein milieu du travail, après une dispute avec le patron. J'étais un peu triste pour lui. Il venait d'avoir un bébé, paraît-il. Ce n'était pas le moment de perdre son emploi. Heureusement pour nous, son assistant Ad. restait. Sans nous laisser le temps de souffler après le réveillon, il a cassé, dès le 2 janvier, tout ce qu'il restait à casser. Il a enlevé les anciens escaliers, il a fait un trou dans le mur de notre chambre pour créer une nouvelle porte, il a aussi cassé l'ancien conduit de cheminé et la cloison de la salle de bain. Ça fait de la poussière tout ça! Mais nous arrivons enfin à saisir comment nous circulerons dans ce nouvel espace.

L'autre maçon Nat. est revenu du Portugal. La semaine dernière, il a coulé du béton au sous-sol, la partie nouvellement créée, y compris autour du puits que nous avons gardé précieusement. Pendant ce temps-là, Geo., le contremaître, avance sans relâche. Il continue de mettre des plaques d'isolation et des appuis de fenêtre. Il fait des cloisons. Il crée les WC là où il y avait les anciens escaliers. Il est estimé par tout le monde qui a travaillé avec lui. Il est vraiment comme un gentil ours, silencieux, patient, courageux et compétent. Je crois que beaucoup repose sur ses épaules dans cette petite entreprise familiale.

Vous voyez, je suis bien attachée à ces gens. Maintenant que nous savons comment ils fonctionnent, la communication se passe mieux. On sait comment prendre les choses. Vous allez sûrement vous étonner mais je ne regrette pas du tout d'avoir choisi cette entreprise malgré toutes ces péripéties que nous avons dû traverser. Nous avons tendance à ne parler que de leurs erreurs mais cela nous est arrivé aussi de nous tromper. Par exemple, la hauteur de l'ouverture au salon. Ils n'ont pas fait la tête pour refaire le trou et remettre le linteau plus haut. On a un peu l'impression d'élever en équipe un bébé, qui est notre maison.

jeudi 29 décembre 2011

La grande traversée

Jusqu'à présent, tout se passait comme si on construisait une maison jumelle accolée à Jeannette. Il n'y avait pas de communication entre les deux.
Ces derniers jours ça commence à changer !

Au premier étage, la porte est percée. L'ancien escalier devra être déposé et le trou dans le plancher devra être effacé.

Au rez de chaussée, la communication entre le salon et le bureau est également percée.


Avant de pouvoir évider le mur, une poutre métallique a d'abord été mise en place sur une demi-épaisseur du mur, puis une seconde poutre sur la deuxième demi-épaisseur.
Quand un rayon de soleil frappe la fenêtre côté rue, tout s'illumine et on commence à s'imaginer profitant de nos nouveaux espaces !

mardi 20 décembre 2011

Les fenêtres sont arrivées, mais...

Les fenêtres ont été enfin livrées avec un mois de retard. Il était temps. Il fait froid même pour les ouvriers qui travaillent dans la maison. Nous avons été vraiment ravis de cette nouvelle ! Mais j'ai appris aussi à me méfier dans la jungle de la construction. Étant toute contente, je me préparais déjà à encaisser un éventuel coup... Le réflexe de survie ! Et... j'avais raison.

Jacques a tout de suite vu que la dimension de la grande fenêtre demie-lune de la chambre de Paul n'a rien à avoir avec celle qui était prévue ! Ah, comment est-ce possible ? On avait vérifié plusieurs fois la dimension avec l'entrepreneur ! Elle se trouve beaucoup plus haute et légèrement moins large. Elle ressemble à celle de notre premier projet qui a été écarté pour réduire les coûts.

La première émotion passée, Jacques et moi essayons de nous ressaisir. L'entrepreneur M. Al. jure que sa commande était correcte, c'est la faute au fabricant. M. Al. est apparemment prêt à repasser la commande. Mais dans ce cas-là, on attendra encore trois mois en retardant les travaux. Est-ce raisonnable ? En plus de ça, Jacques s'est rendu compte que l'ouverture de la porte-fenêtre de la pièce japonaise s'ouvre du mauvais côté ! Bon, 2 ratés sur 8 fenêtres... Bon score, peut-être.

Après une réflexion de quelques jours, nous avons décidé d'adopter ces fenêtres imposées. La grande fenêtre est très belle, finalement. L'architecte dit qu'elle est proportionnellement meilleure du point du vue esthétique. Mais cela nécessite une modification de la forme du trou préparé depuis longtemps : encore casser, recreuser et bétonner le creux qui est devenu inutile. Ah, quel gâchis !

On est quand même content de voir les trous de fenêtres côté jardin tous bien encadrés. Ça fait du bien.

vendredi 2 décembre 2011

Plein air

On attend toujours les fenêtres mais la porte d'entrée côté jardin a été mise. Cela fait plaisir ! Nos fenêtres sont "sur le planning de livraison" d'après le fournisseur en province. Ah, les travaux, c'est un long fleuve tranquille...

Désormais beaucoup repose sur les épaules de Geo. qui doit finir l'intérieur de la maison presque tout seul. Il a fait les faux plafonds. Il a commencé l'isolation des murs. Il a déjà mis les trois portes du 2ème étage. Je lui sers du café à midi pour le soutenir. D'après le plombier F., "C'est un monstre. Il ne se plaint jamais, il travaille tard, seul, et bien !" Nat. vient l'aider quand il y a une manutention. Les deux électriciens père et fils continuent leur travail en venant par-ci par-là, toujours uniquement le matin. Je me demande ce qu'il font de leurs après-midis. Le plombier F. les joindra bientôt. Il est le seul qui n'appartient pas à l'équipe portugaise. Le plombier de l'équipe est presque à la retraite et n'a pas voulu prendre notre chantier en main. Le plombier F. a déjà travaillé avec eux sur un précédent chantier. Il a l'air tout à fait compétent.

Avec l'arrivée du froid le bain commence à me manquer. Jacques a démonté la baignoire (et retiré tout le vieux carrelage mural), me l'a descendue et installée à côté de la maisonnette. C'est le rotenburo, le bain en pleine nature dont sont friands les Japonais ! Avec l'aide d'un tuyau d'arrosage branché sur la douche, on remplit la baignoire avec de l'eau très chaude. Et à l'abri du regard des voisins derrière un pot de bambous, vers minuit, je me suis plongée dans le bain fumant ! (Le flash détruit l'ambiance). Certes ça demande un certain courage mais une fois dedans, que c'est agréable ! Les étoiles sur nos têtes, entouré de végétation, on transpire en pleine nuit et c'est un bonheur !

Voir ici par exemple l'esprit du bain en plein air.

samedi 12 novembre 2011

Chambre haute

Avec la surélévation du toit, le plancher de la chambre du haut, composé de panneaux de particules, n'atteignait plus les deux murs d'extrémité. De plus il grinçait et s'était dégradé suite à quelques accidents humides. Par ailleurs l'ancien escalier laissait un gros trou. J'ai pris la décision de le remplacer.

Première étape : déposer les plaques de particule. Deux : nettoyer.



C'est incroyable les débris en tout genre qui s'accumulent au fil des décennies : gravas, vieilles planches, cercles de tonneau, verre brisé, vieux journaux. Le Petit Parisien du 10 août 1929 situe l'époque.

En plus du journal au "plus fort tirage des journaux du monde entier", on était aussi assidu, pendant l'été 1949, au journal Populaire-Dimanche. Le Populaire était le journal de la SFIO dirigé par Léon Blum.

Puis j'ai trouvé une bête.

J'ai pensé à un ver xylophage (dévoreur de bois) qui allait bientôt faire tomber le plancher un étage plus bas. Réaction immédiate : le xylophène, passé au pinceau sur l'ensemble des solives. En fait l'animal n'était pas vraiment méchant. Il s'agit du ver de farine, la larve du ténébrion meunier. Paul m'apprend qu'ils en élèvent dans leur classe de SVT !

Etapes suivantes : enlever l'ancien escalier, assurer à nouveau la continuité des solives, remplir les espaces avec de la laine de verre, fixer les nouvelles lambourdes avec l'espacement adapté aux nouvelles plaques.
Les nouvelles plaques sont de l'OSB (Oriented Strand Board), plus rigide que la particule. Elles sont posées, comme il se doit, à coupe de pierre c'est-à-dire à joints décalés. Entre elles et les lambourdes vient s'intercaler une bande résiliente Phaltex pour amortir les bruits d'impact sur le sol.

Une moquette viendra plus tard terminer l'ensemble.


L'entrepreneur nous promet que la fenêtre en demi-lune devrait arriver la semaine prochaine. Cette pièce pourrait donc rapidement être rendue habitable. Nous prévoyons d'y déménager Matthieu car les travaux vont aussi prochainement sévir dans sa chambre.

vendredi 21 octobre 2011

Le froid arrive et il faut isoler

Le chantier était tout d'un coup calme cette semaine. Parce que les trois ouvriers sont partis pour un autre chantier. Il ne reste que Geo., chef du chantier. Il a attaqué l'isolation du toit tout seul. Il a d'abord mis plein de piques sous les chevrons , qui tiendront la deuxième couche isolante. Et après, il a commencé à mettre sa première couche de laine de verre entre les chevrons. Il se plaignait que des poussières de verre piquait ses yeux car ça s'envole au moment de la pose. Tout se passe maintenant dans la maison.


Jusque là, il y avait tout le temps du bruit, l'aller et venue des gens et des matériaux. Je me sens un peu triste sans le brouhaha que j'ai pu observer tout au long de travaux à travers la fenêtre de la petite maison. En plus, le froid arrive ! Il fait encore noir quand Geo. arrive. Il doit éclairer la maison avec des projecteurs ou des lampes improvisées. On a décalé d'une heure notre rendez-vous de chantier du mercredi. Avec le froid, la vie en chantier va être de plus en plus dure.

Mais ce matin Nat., le maçon qui a surtout travaillé au début des travaux, est revenu de Bordeaux pour aider Geo. Il est le plus gai et le plus bruyant de l'équipe. Cela va égayer un peu l'ambiance fraiche qui s'était installée. Ils vont mettre la deuxième couche ensemble . Et après, le dernier film d'isolation par dessus la semaine prochaine.